TURTLE SOUP
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Jimmy Lee Creekhet Is Dead

Turtle Soup, c'est terminé. Désormais, ça se passe ici.
Allez, une petite dernière pour la route:
"Ou peut-être que je suis trop vieux".
1. Allez dans vos archives 2. Retrouvez la 23eme note (ou la 23eme phrase du blog, pour ceux et celles qui n'ont pas encore 23 notes, ne les laissons pas de côté) 3. Retrouvez la 5ème phrase 4. Publiez le texte de la phrase en question ainsi que les 5 instructions 5.Obligez 5 autres blogueurs à en faire autant en leur promettant une photo de vous.
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J'aimerais qu'on me pardonne avant qu'on m'exécute (Plastiscine + HellBoys au Tryptique)
Les demoiselles de Plastiscine ont encore été parfaites ce soir. D'ailleurs, le public est arrivé sceptique et est reparti conquis. Leurs morceaux ont pris de la consistance. Sur certains d'entre eux, les changements de rythmes à la Franz Ferdinand et les mélodies prouvent qu'on a affaire à de vraies compositrices, plutôt meilleures que leur principale influence, ces furies de Slits. Surtout, elles ont réussi cet exploit: jouer de mieux en mieux sans perdre cette touche d' "amateurisme" qui fait tout leur charme (parce que bon, si je voulais aller voir un groupe "pro", j'irais voir U2). Prochain épisode samedi.
En ce qui concerne les HellBoys, je ne peux pas m'en empecher, l'occasion est venue de vous parler de mon histoire avec le leader de ce groupe. 1995: à l'époque, je n'écoute pas de rock, ou si peu. En revanche je lis des comics. Beaucoup. (depuis, j'ai arreté). Et je suit attentivement le fanzine Scarce, la référence en la matière. Dans ses pages, un certain Nikola Atchine montre tout son amour et sa connaissance du genre. Moi, je me construit une culture "déviante" grace à lui et ses camarades. 2001: Je suis devenu accro à la lecture de Technikart. C'est pour moi le magazine parfait, parisien et intello tout en flirtant allègrement avec une vision moderniste de l'extrème-gauche. (à ce propos: les HellBoys ont annoncé ce soir la mort de Benoît Sabatier. J'espère qu'il s'agissait d'humour noir). Un des rédacteurs se nomme Nikola Acin. Il me faudra des années (et un article sur Daredevil) pour me rendre compte que Acin et Atchine ne font qu'un... Puis je retrouve Acin dans les pages de rock'n'folk. Il me jouera encore un tour. Ayant récupéré sur un CD promotionnel de X-Rock un morceau des HellBoys, je pense qu'il s'agit d'un groupe américain... Ce qui ne m'empechera pas de me passer en boucle le morceau en question, "Everything You Ever Learned Is True" (EDIT: Il s'agit bien sûr de "Everything You Ever Learned Is WRONG"). Cette phrase, "Tout ce que vous avez toujours appris est faux", fait écho à mes propres questionnements nihilistes... oui, l'école comme les médias ne sont qu'une machine à laver le cerveau au service du pouvoir, la fameuse Machine contre laquelle certains ont tant la Rage. Enfin, je découvrirai une nouvelle facette de Nikola HellBoy, et toutes ces nouvelles chansons sur lesquelles je me suis déchainé au Gibus comme ce soir. Les plus "rap" d'entre elles (ou devrais-je dire "speed talking blues" ?) me rappellent Rancid... un rapport avec le fait que les HellBoys devaient faire la première partie des Transplants ? (damn ! le concert est annulé, Tim Armstrong ayant eu une grosse fatigue.) En tout cas, c'était un concert vraiment mémorable.
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Closed
-Des rapports compliqués entre le rock et la littérature... Je crois que je déteste le rock inspiré par la littérature presque autant que j'aime la littérature inspirée par le rock.
-Le nouveau chouchou de la critique indé, c'est Anthony And The Johnsons. Et pour une fois c'est plus que justifié. Dire que c'est votre nouvel album préféré et que vous ne le savez pas encore...
-Un amateur du groupe belge Deus, tout excité par la sortie du nouvel album, m'a fait écouter plein de morceaux de leurs délits précédents. J'étais consterné. Comment un truc aussi indigent peut-il être aussi culte ? Les rock-critics les comparent souvent aux Pixies: Frank Black et Kim Deal devraient porter plainte pour diffamation.
-Il existe un groupe américain qui s'appelle les Plasticines. Info et musique ici.
-Je viens d'apprendre que Lain c'était pas seulement un anime, mais aussi un manga. Mais pourquoi ils ont jamais sorti ça en français ??? Il faut absolument que je me procure la traduction anglaise. Je suis à nouveau dans une période où je suis obsédé par cette série, les mythes sont increvables.
-Christophe Crénel a passé deux morceaux des Raveonettes ce soir dans son émission hebdomadaire sur Ouï FM. Ce qui m'a permis d'apprendre que Martin Rev de Suicide et Moe Tucker du Velvet Underground ont joué sur l'album. Plutôt surprenant...
-Crénel a aussi passé le dernier Jay Jay Johanson (chuis pas sûr de l'orthographe), et je me suis bien marré. Non seulement il plagie Depeche Mode, mais il plagie du MAUVAIS Depeche Mode.
-Ca y'est, les médias commencent à s'intéresser de près à Frances Bean Cobain... Je plains sincèrement cette fille, elle ne sait pas ce qui l'attend.
-Le nouveau Transplants est très moyen. Je suis triste, c'est la première fois que Tim Armstrong me déçoit. Du coup, mon prochain Ukulélé Propaganda sera consacré à Rancid.
-"Surgery", des Warlocks, me console de la déception causée par le nouveau BRMC. Voici un putain de bon album, qui rappelle beaucoup le dernier Raveonettes, dont j'ai déjà dit tout le bien que je pensais. Assisterait t-on à l'émergence d'un nouveau genre ? J'ai beau chercher, le seul groupe que m'évoque cette fusion noisy-garage/sugarpop, c'est les Pixies. En tout cas, oubliez la rivalité Dandy Warhols/Brian Jonestown Massacre, les grands gagnants de cette scène garage californienne sont incontestablement les Warlocks (et BRMC en deuze, parce que quand même).
-Au cinéma en revanche les déceptions s'accumulent: après AppleSeed et H2G2, la déconvenue de la journée est Broken Flowers de Jim Jarmusch. Le scénario est prévisible, voire téléphoné, et la réalisation est austère, ce qui déroutera tous ceux qui ont découvert Jarmusch via l'esthétisme glacé de Dead Man et Ghost Dog (j'en fais partie). Et en plus Bill Murray commence à cabotiner, si le terme peut s'appliquer à lui: alors que son "droopisme" était évident et naturel chez Sofia Coppola, il semble ici forcé et artificiel. Les tics faciaux ont remplacé la fluidité.
-Voici donc enfin un livre en français consacré aux White Stripes. C'est écrit par Florent Mazzoleni et publié dans la collection "Gilles Verlant Présente". Le bouquin ne paye pas de mine, son écriture naïve et sa présentation le destinent aux adolescent(e)s (les autres titres de la collection sont Avril Lavigne, Placebo et le néo-métal, ça veut tout dire). Cependant on y retrouve l'esprit "érudit" de Gilles Verlant, qui est à Ouï FM ce que Eudeline est à Rock'n'Folk: un livre qui parle de Fortune Records, du Gun Club, des Cramps, de Captain Beefheart ou encore des Gories, et ceci sans erreur ou omission qui m'ait sauté aux yeux, est forcément précieux.
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Ces derniers temps j'ai écouté...
-un disque efficace mais convenu: "Telluric Chaos" (Iggy & The Stooges)
-des disques sympathiques sans être géniaux: "Desperate Youth, Blood Thirsty Babes" (TV On The Radio), "Heavy Trash" (Heavy Trash), "A Certain Trigger" (Maxïmo Park), "Dhikrayat" (Mig)
-un disque conceptuel d'un groupe très sous-estimé: "Survival Sickness" (The (International) Noise Conspiracy)
-des vieilleries qui n'ont pas vieilli: "When I Was Born For The 7th Time" (Cornershop), "She Hangs Brightly" (Mazzy Star)
-un très mauvais disque d'un très bon groupe: "Howl" (Black Rebel Motorcycle Club)
-des disques qui déchirent et qui ne veulent pas quitter ma platine: "Bang Bang Rock & Roll" (Art Brut), "Discovered Covered" (Daniel Johnston), "Destroyed To Perfection" (Gomm), "Strung Out In Heaven" (The Brian Jonestown Massacre)
-un disque mauvais à en pleurer: "From Scratch" (Neïmo)
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